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| URTEIL, Creation, REPRESENTATIONS du 16 au 28 Mars 2010 |
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Cree au Contexte Silo à Renens, subventionnée par la LOTERIE ROMANDE, la ERNST GOEHNER STIFTUNG et soutenue par la Ferme du Meuble.
Textes (Nada Pasini & Moi, Ulrike, je crie) de Dario Fo et Franca Rame
Mise en scène & scénographie de Romain AURY-GALIBERT,
Avec Sophie JASKULSKI et Murielle TENGER,
Et à la musique Nikola MOUNOUD.
Assistante à la mise en scène Zina BALMER
Lumières Quentin SIMON
Costumes Diane GROSSET |
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VOICI NADA PASINI ET ULRIKE MEINHOF, FIGURES POLITIQUES DE L'EXTREME GAUCHE DES ANNEES 50 ET 70. ELLES NOUS RACONTENT LE MONDE, LA VIE ET LEUR COMBAT POUR UNE SOCIETE ET UNE VIE MEILLEURES.
PLUS DE TRENTE ANS PLUS TARD, LEUR PAROLE RESONNE ETRANGEMENT ET QUESTIONNE NOS DESIRS DE REVE AINSI QUE NOTRE CAPACITE D'UTOPIE D'AUJOURD'HUI, DANS UN SPECTACLE ENTIER OU UNIVERS SONORE ET VISUEL S ENTREMELENT AU JEU
TELECHARGER LE DOSSIER DE PRESSE ICI :
www.un-ange.ch/pdf/Dossier%20Presse%20Urteil.pdf
TELECHARGER LA CRITIQUE DU SPECTACLE ICI:
http://www.un-ange.ch/img/Critique%20URTEIL%20journal%20Solidarites%20num.%20165%20.jpg
du 16 au 28 mars 2010
mar. à sam. 20h, dim. 18h, lun relâche.
Prix des places CHF 20.- et 15.-
Au Contexte Silo,
Av. du Silo 9
1020 Renens
Réservation au 021 544 87 18 ou à info@un-ange.ch
Bus 7 Arrêt Renens Village.
Bus 32 - 33 Arrêt Renens Piscine
Entrée par le parking souterrain du Centre Migros Obi
Tarif réduit pour spectateurs syndiqués (sur présentation de n importe quelle carte)
Bar et Petite restauration sur place. | |  |
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les après spectacles:
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Tous les soirs
Tarif réduit pour spectateurs syndiqués (sur présentation de n?importe quelle carte), les chômeurs et les professionnels du Spectacle.
Rencontres et Discussions
- Un débat est prévu avec Amnesty International Suisse, la date sera confirmée ultérieurement.
- Les comédiennes, le musicien et le metteur en scène répondront aux questions du public les mercredi 17 et 24 mars après les représentations.
- Samedi 20 mars après-midi, l?équipe accueillera les jeunes du CRAB de Bussigny pour une représentation interactive, sur le monde du théâtre autour de cette création.
Soirées Spéciales
- Le lundi 15 mars, la cie de Théâtre Populaire Parle à un Ange offre une générale publique à tous ceux qui viendront. Quarante places offertes pour les désargentés, les famille nombreuses, les amis, les voisins, les indécis, et les pingres.
- Le mardi 16 mars, après la première du spectacle, une soirée chill out 70s & 80s sera animée par DJ FIFON.
- Le samedi 27 mars, après le spectacle, une performance audio visuelle au 16mm, CINE NOISE, sera réalisée par Ricardo Da Silva et ses assistants. DJ FIFON viendra mettre ensuite quelques vinyles pour terminer la soirée sur la piste.
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| I. INTRODUCTION GENERALE AU PROJET. |
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Ce projet s inscrit dans la continuité de mon univers et de mon travail ; il y a toujours cette volonté d inclure pleinement le public, de créer une complicité avec ce spectateur, de construire avec lui, de chercher un rapport direct d intimité, d implication et de réflexion. Je suis passionné par le travail de Dario Fo et Franca Rame ; réels troubadours des temps modernes, ils ont le public au centre de leurs « représentations » et leurs textes sont toujours ancrés dans les interrogations de notre époque. Les recueils « récits de femmes » racontent l oppression des femmes à travers l histoire, la libération des femmes pour laquelle les auteurs se sont engagés comme acteurs du mouvement social, luttant pour le droit au divorce, à l'avortement, contre les discriminations sexuelles et les inégalités imposées aux femmes. Leurs textes Nada Pasini et Moi, Ulrike, je crie... , sont deux textes présentant deux regards sur deux situations politiques différentes avec la même volonté d aller vers une société plus juste, un monde meilleur. Le mot URTEIL (procès en allemand) vient de F. Kafka, il synthétise le pendant absurde de ce que les deux textes racontent. Je travaillerai donc à dramatiser une représentation - critique - de ces deux textes en permettant au public de choisir de lui-même ce qu il veut y comprendre : deux histoires de vie ou deux conceptions du monde. Je ferai preuve d un peu d ironie et de beaucoup de distanciation, comme ces représentations absurdes que sont le Château, ou encore Le Procés, pour rire à travers mes personnages du monde qui m?entoure et qui tout les jours me questionne.
Ces textes m accompagnent depuis le début de la campagne présidentielle américaine, depuis le début de la campagne présidentielle française même : ils sont deux échos d un YES WE CAN. Deux échos d une même aspiration au changement dans des périodes historiques et radicalement différentes certes, mais toutes les deux socialement et politiquement troublées. Ils projettent chacun à leur manière un regard inquiet sur notre société et ses dérives, et curieusement même en parlant pour l un de la seconde guerre mondiale en Italie et pour l autre des années 70 en Allemagne, ils résonnent tout particulièrement à notre époque. Deux portraits de femmes, deux visions de la condition féminine. Deux textes qui parlent de résistance et du monde que j ai choisi de représenter ensemble, avec une création musicale contemporaine d électro-noise pour tenter de livrer au spectateur une expérience audiovisuelle unique dans le spectacle que j ai intitulé URTEIL. Avec une volonté évidente d épurer le jeu et de libérer la parole, je présente ces femmes modernes, révoltées, violentées, violées et assassinées pour parler d un peu d histoire et de féminisme certes, mais surtout pour défendre une vision du monde à échelle plus humaine.
Deux textes qui parlent de féminisme, de luttes sociales, de droits inaliénables, de vision du monde, deux textes qui inexorablement verront le sourire poindre au bout de la tragédie.
Je ne veux pas parler de la seconde guerre mondiale, je ne veux pas non plus aborder les Brigades rouges. J en ai supprimé toutes les références. Je veux parler de ce qu ils racontent de ma société contemporaine. Petit fils de résistant, militant des droits de l homme, je suis d avis que résister, c est reconnaître une injustice et de ne pas en rester là. D agir contre celle-ci. URTEIL c est pour moi l occasion de plonger le public dans une histoire onirique et décalée pour le surprendre par une lecture contemporaine de ces textes datés.
Romain Aury-Galibert
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| II. DESCRIPTION DU PROJET ET DEMARCHE. |
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Un décor sobre
Les deux workshops réalisés par la compagnie autour de ce projet en Belgique et en Suisse avaient pour décor la structure d un cube. Pour sa création, je plante le décor d URTEIL par un amoncellement de cubes pleins. Comme Victor Vasarely, je souhaite travailler les illusions optiques en déclinant des images vidéo sur ces cubes.
Lors des Workshops, je cherchais à représenter l enfermement par le confinement de mes personnages dans des espaces restreints. Aujourd hui, je souhaite explorer la dynamique inverse et placer les deux femmes dans de grands espaces naturels, avec comme intention d explorer la dynamique de leurs espoirs et de leurs rêves. Autrement dit, je m intéresse à explorer leur capacité à dépasser les murs de leurs cellules, pour planter mon spectacle dans un rapport plus étrange avec le public.
Lumière et vidéo
Un vidéoprojecteur servira de source de lumière, il me permettra d inclure des images en mouvement pour transposer les personnages dans des espaces extérieurs. Et les lumières me permettront de jouer avec les ombres, me laissant ainsi le choix du registre et des références dans lequel je placerai le discours de ces militantes.
Le lien ainsi créé entre le public avec les protagonistes, permettra de présenter une lecture contemporaine et quotidienne des textes de Dario Fo et Franca Rame.
Un théâtre sensoriel
La lumière et la vidéo seront toujours présentes, mais j ai aussi choisi de plonger URTEIL dans un univers sonore particulier. Les deux ateliers m ont amené à envisager l option bruitiste. J ai ainsi déjà collaboré avec Nikola Mounoud qui m a permis de proposer, tant scénographiquement qu auditivement, une vision très dure de l enfermement dans le dernier Workshop au théâtre de l Arsenic.
Cette expérience m a convaincue que l option bruitiste était la bonne, mais là aussi je trouve plus pertinent de prendre le contrepoint des actes inhumains vécus par Nada et Ulrike. J ai donc demandé à Nikola Mounoud d avoir une approche très onirique, de rechercher les harmonie coexistant avec la cruauté.
Un jeu des corps et des voix
Le jeu des comédiennes oscillera entre grotesque et réalité tragique, pour incarner ces deux femmes politiques très engagées. Pour ce faire le travail s appuiera sur des séquences physiques et vocales qui marqueront par des ruptures le rythme et le sens des textes. Les spectateurs pourront ainsi librement s approprier ces paroles.
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| III. DES TEXTES DE DARIO FO ET FRANCA RAME. |
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Olivier Valade, historien, petit-fils de Raymond Aubrac, résistant, disait dans son discours sur le plateau des Glières (où 159 résistants avaient trouvés la mort en Mars 1944) lors de la manifestation Résistants d hier et d_aujourd hui qu il y a aujourd hui « deux conceptions différentes de la mémoire de la Résistance qui s opposent : ceux qui prônent une sanctuarisation, et qui limitent soigneusement la Résistance à une période très délimitée, refusant de la considérer comme autre chose qu une lutte armée. Et ceux pour qui la Résistance était et est porteuse d une vision de la société, qui a permis après la guerre d aller vers plus de justice. »
Nada PASINI, c est l histoire d une question. Une question que toutes les personnes qui ont vécu la résistance (et ce quelque soit sa forme) se sont un jour posée :
« Et après ? Que ferons-nous ? »
Quel que soit l idéal, la cause défendue, cette question revient toujours. Nada PASINI c est l histoire d un témoignage celui d une résistante communiste en Italie engagée contre les fascistes et qui se demande « Et après ? Que ferons-nous ? »
Moi, Ulrike, je crie., est aussi un témoignage de femme, celui de Ulrike Meinhof, la théoricienne des Brigade Rouges allemandes. Loin de défendre les actions de ce groupe, ce texte dresse un portrait de la société consumériste ouest-allemande de l époque, où tout dissident est considéré comme un terroriste envers la société. Consciente de ce qui l attend, elle veut savoir si ses contemporains sont sûrs d être encore vivants.
Loin des clichés que ces deux images peuvent générer tant sur la seconde guerre mondiale que sur les années de plomb, le premier volet, la performance musicale, se veut un filtre de lecture pour les observer au-delà de ceux-ci, pour enjoindre les spectateurs de les projeter sur notre société. L histoire ne serait-elle qu un éternel recommencement ?
URTEIL parle de se libérer d une vision du monde où l homme est considéré comme un résistant et un terroriste ou encore, une matière première, un pourcentage, et un décimal ; un danger potentiel pour ses opinions différentes. | |  |
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| IV. EXTRAITS DE TEXTES. |
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« « Demain on me fusille », m a-t-il dit, « mais tu verras que toi, tu t en tireras! Je regrette vraiment de ne pas y être, le jour de la libération! Il faudra que ce soit vraiment un beau jour! Mais le plus beau ce sera après! »
- « Quand ça, après ? »
Alors il s est presque mis en colère : « Qu est-ce que tu crois, Luisa, que nous sommes en train de nous faire taper dessus comme du cuir qu'on tanne, en train de crever, pourquoi ? Pour après, non ? pour quand nous serons libres ! »»
Extrait de Nada PASINI, extrait de Récits de femmes (suite), tome VI, Dario FO et Franca RAME
« Mon cerveau se détache du crâne au ralenti, errant dans la chambre. Poussière éparpillée comme une lessive dans l'effroyable machine à laver Stammheim, tel est mon corps : je le ramasse... je le rassemble... je me recompose_. Je dois résister... Vous ne réussirez pas à me rendre folle... Je dois penser. Penser. Eh bien, je pense... je pense à vous qui me mettez à la torture : je vous vois le nez collé, écrasé contre la paroi de cette aquarium où vous me faites flotter, et vous me regardez avec intérêt, vous attendez : c est de la vivisection... Vous craignez que je ne résiste. Vous craignez que d autres, que les ouvriers, oui, vos ouvriers protégés, robotisés, tout à coup ne se réveillent et n aillent abîmer le bel univers que vous avez inventé pour votre seul profit.
C est grotesque. Vous me supprimez toute couleur, tandis qu au dehors, la grisaille de votre monde pourri, vous l'avez barbouillée de teintes criardes pour qu on ne la remarque plus, et vous forcez les gens à tout consommer en couleurs, à boire en couleurs, à manger en couleurs, et tant pis si les colorants sont vénéneux et donnent le cancer.»
(...)
« Mais prenez garde, libres démocrates ! Votre sort ne vaut pas mieux.
L Etat à découvert le miroir paralysant de la terreur. Dans ce miroir on voit le reflet de nos cadavres. Vous vous regardez ; et vous voilà immobiles, comme des vivants surgelés.
A ceux qui acceptent ces conditions, qui font le noir dans leur cerveau, qui endorment leur conscience pour vivre sans problème, pour la douceur de vivre, je demande :
Êtes vous sûr d'être encore vivant? »
Extraits de Moi, Ulrike, je crie... , extrait de Récits de femmes et autres histoires, tome IV, Dario FO et Franca RAME
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| ORESTIE CADAVRE EXQUIS; ou comment sept compagnies romandes s_approprient librement la tragedie d_Eschyle. |
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ou "LA REHABILITATION DE CLYTEMNESTRE", une vision de Coline Ladetto.
CIE PARLE À UN ANGE - Romain Aury-Galibert /CIE HEUREUSE - Julien Barroche / COLLECTIF DIVISION - Julien Mages / CIE JEANNE FÖHN - Ludovic Chazaud et Cedric Simon/ T-ÂTRE - Isabelle Bonillo / ZANCO - Yuval Dishon - théâtre itinérant / LA SECTION LOPEZ - Adina Secrétan
A la coordination Romain Aury-Galibert , Michel Sauser / consultant: Benjamin Knobil / technique L'équipe du 2.21. En coproduction avec la Grange de Dorigny |
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Unique trilogie qui nous ait été conservée de toute l Antiquité grecque, l Orestie d Eschyle regroupe 3 tragédies : Agamemnon, les Choéphores et les Euménides. Les deux premières pièces se font face et vengent le crime par le crime. La dernière jugule cette justice sanglante et met en situation un tribunal qui délègue le jugement en grande partie à la réflexion des Hommes.
Coline Ladetto a cassé l_ordre des pièces en commençant justement par les Euménides afin que le spectateur se sente impliqué et participe au jugement d_Oreste, un homme qui a tué sa mère. Le spectateur d_aujourd_hui l_acquittera-t-il à nouveau ou est-il venu le temps de réhabiliter sa mère, Clytemnestre ?Avec des moyens limités, dans un laps de temps réduit, sept compagnies romandes prennent chacune en charge une partie de l Orestie. Elles ont carte blanche. Réunion d_imaginaires, de savoir-faire sous un seul ciel, un seul soleil, le tyrannique et aveuglant soleil de Mycènes.
EDITO: Dans un contexte économique pour le moins difficile à vivre et à assumer pour les professionnels du spectacle, le 2.21 a "voulu" cet événement ORESTIE. Il a proposé aux Compagnies de s'engager dans cette aventure par passion du Théâtre et pour le plaisir de la rencontre. Nos moyens financiers ne nous permettent pas une production « syndicalement correcte »; ils offrent en toute simplicité un terrain de jeu aux artistes, une occasion d exercer leur métier, un morceau de pain à partager pour ensemble se réchauffer quand le froid se fait menaçant. Chacune des Compagnies - ou petite communauté temporaire d'artistes - intégrée au projet Orestie s'est emparée de notre proposition ; en fonction de ses propres contraintes, de son éthique, de son inventivité, de sa sensibilité, de son ultime degré d ouverture, et de la liberté qu elle voudra bien se donner.
Nous envisageons ce voyage en Orestie, comme un cadeau proposé à notre public par les artistes et le Théâtre. Merci à vous, public, de nous rejoindre.?Pour cet événement, pour l Orestie, pour les artistes, pour le Théâtre 2.21.
L'équipe du 2.21
du 11 au 13 décembre, vendredi à 19h, samedi à 13h et 19h, dimanche à 13h et 19h - PRIX UNIQUE FRS 15.-
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| WORKSHOP PROMOTIONNEL LE DRAGON, |
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Dans un souci de presenter et de defendre notre projet pour le creer en 2011-12, nous avons realise un Workshop autour du 1er Acte du DRAGON en juillet 2009.
Patrick DEVANTERY
Denis CORREVON
Mathieu ZIEGLER
Patricia NAEGELI
Olivia TRNKA
Stephane BOSCHUNG
Frédéric OZIER
Frédérique LERESCHE
Murielle TENGER
François KARLEN
Assistanat: Leili YAHR
Compositeur: Gerard MASINI
Regisseur: Quentin SIMON
Video: Michael FACCHIN
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Depuis près de 400 ans, un Dragon règne sur la ville et ses habitants.
Malgré les doutes et les réticences d'une population asservie, Lancelot, héros professionnel, décide de sauver la cité.
Mais aux mains de qui sera-t-elle livrée, une fois cette dernière libérée?
Une tyrannie peut en cacher une autre!
La pièce prend la forme d'un conte pour enfant pour dénoncer une société qui se plie à la volonté d'un dictateur sans pitié. Une critique encore et toujours d'actualité qui peut se lire sous de multiples formes - critique de la tyrannie qu'il s'agisse d'une dictature effective ou d'un système social qui limite pensées et mouvements, mais aussi du poids des normes sociales, du besoin de se conformer et de se plier aux règles quoi qu'il en coûte.
Mise en scène et décor :
10 comédiens,
Patrick DEVANTERY
Denis CORREVON
Mathieu ZIEGLER
Patricia NAEGELI
Olivia TRNKA
Stephane BOSCHUNG
Frédéric OZIER
Frédérique LERESCHE
Murielle TENGER
François KARLEN
1 scénographe, 1 costumière, 1 compositeur, 2 régisseurs, 1metteur en scène, 1 chorégraphe et 10 musiciens attendent patiemment de pouvoir créer et présenter ce magnifique projet.
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QUELQUES MOTS SUR LE DRAGON, PROJET EN DEVENIR DE LA CIE PARLE A UN ANGE.
Le Dragon traite de la peur, de la peur sous ses multiples formes. Tout d'abord, il y a la peur de l'autre, de l'étranger, de ce qui est différent de nous. Ce qui en résulte est un certain protectionnisme, une méfiance envers ceux qui nous semblent si différents de nous. Ensuite, il y a la peur de déplaire et de ne plus cadrer avec les conditions requises pour être un citoyen honorable et « dans la norme ». Cette peur-là mène à l'espionnage, la délation, l'intimidation et même au meurtre. Enfin, il y a la peur du changement et de tout ce que cela implique. Changement porté par le personnage de Lancelot et qui est finalement l'essence de l'histoire de l'humanité. Ces peurs-là, qui existent au fond de chacun de nous, sont habilement exploitées par le Dragon qui peut ainsi asseoir son autorité sur la ville tout en excommuniant tous ces ennemis potentiels.
Le Dragon d'Evgueni SCHWARTZ est - n'oublions pas - un texte qui fut écrit dans un contexte des plus troublés de l'histoire du XXème siècle. Ainsi, Schwartz commence l'écriture en 1939, à la veille de l'occupation de la Pologne par la coalition germano russe et l'achève en 1945, à la veille de la défaite allemande. La pièce rend pleinement compte de cet étirement du temps et raconte sous la forme d'un conte, d'une fable, le régime dictatorial imposé par un dragon sur toute une ville. Quelle est la solution proposée par la pièce pour mettre fin à cette tyrannie ? La mise à mort du dragon.
Mais nous verrons que la fin de cette dictature ne rime pas forcément avec changement de fond, puisqu'il s'agira ensuite de définir la nature du prochain régime politique de la ville; problématique qui nous amène à réfléchir à la nature humaine et à sa soif de pouvoir.
Le Dragon relate donc l'histoire des habitants d'une ville, menés par le bout du nez par un dragon tyrannique et questionne le fonctionnement de la cité, c'est-à dire de la ville comme lieu politique. La pièce se divise en trois parties :
La première nous présente la situation enlisée d'une ville et de ses habitants terrorisés et dirigés par un dragon sans pitié.
La deuxième rend compte des réactions face à la possibilité d'une fin de cette dictature. Possibilité incarnée par le chevalier errant Lancelot qui provoque le dragon en duel. Si un certain espoir commence à pointer son nez dans la population, c'est la peur du changement qui prend le dessus.
La troisième partie nous montre qu'une dictature peut en cacher une autre et qu'il ne suffit pas d'éliminer le dictateur pour changer la structure établie. Elle questionne ainsi la nature humaine et la difficulté de la transition d'un régime politique à un autre.
Lorsque l'on se penche sur l'actualité - et il n'est pas nécessaire de chercher bien loin - on s'aperçoit vite que le monde politique est agité par un certain nombre de questions qui ont toutes le point commun d'être liées à la peur. Le thème de l'insécurité, par exemple, est le fer de lance de nombreux programmes politiques européens. Relayé par la presse, il est devenu un problème de fond à résoudre pour les citoyennes et citoyens d'Europe. De manière générale, l'immense majorité des partis politiques a opiné sur l'importance de l'insécurité, et nombreux sont ceux qui ont paradoxalement déserté, dans certaines couches de la société, leur engagement social et fédérateur creusant ainsi les inégalités.
La remise en question et la disparition de certains acquis sociaux en Europe démontre que ceux-ci ne sont plus considérés comme des droits, mais de plus en plus comme des privilèges qui ne peuvent pas coexister avec le monde libéral dans lequel nous vivons. En bref il nous faut tous accepter des compromis pour pouvoir garder travail et statut social afin de pouvoir assumer notre train de vie. Mais qu'advient-il au final ? Que devenons-nous sinon un rouage, un pourcentage vide de toute conscience et de tout avis, qu'il devient obsolète de consulter ? Ne rien voir, ne rien entendre et surtout ne rien dire. C'est pour certains le secret du bonheur. Qu'il soit sous le signe de la mondialisation, de la délocalisation, du désastre écologique ou social, l'avenir qui nous attend n'est pas, ne doit pas être une fatalité.
Pire que le bruit des bottes, il y'a le silence des pantoufles.
En guise de conclusion, on pourrait dire que Le Dragon est une pièce politique ou « engagée » dont la pertinence et l'actualité sont (malheureusement) toujours brûlantes. Sa force réside cependant dans le merveilleux pouvoir propre à tous les contes : faire réfléchir par le biais du fantasmagorique, du rêve, des sons et des images!
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| 3eme piece, « WORKSHOP URTEIL » |
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PRÉSENTÉ AUX MATIÈRES PREMIÈRES
Première partie : « MOI ULRIKE, JE CRIE... » de Dario Fo et Franca Rame
Résumé:
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« Moi, Ulrike je crie » est l_un des trois volets du projet « URTEIL » (Procès) regroupant différents textes d_auteurs variés, présentant chacun un regard inquiet sur notre société et ses dérives. Loin de défendre une vision du monde précise, « URTEIL » est néanmoins un projet militant en cela qu'il présente des prises de parole marginales, dangereuses ou illégales pour notre société occidentale.
Nous avons voulu projeter le spectateur en consommateur de l?information, le discours est en style direct, et c_est debout, agglutiné autour d_une cellule en 3D, que le public regardera la prisonnière à son insu, consommant son exécution. URTEIL est un cri humain dans une société, où la place de l_individu est de plus en plus subjective, où droit national et international ne cadre pas/plus avec les droits de l_Homme. Le texte « Moi, Ulrike je crie » parle de se libérer d'une vision du monde où l_Homme est considéré comme une matière première, un pourcentage, une décimale. Bien qu_en désaccord avec les actions commanditées par la Rote Armee Fraktion, nous adhérons pleinement aux propos tenus par Ulrike MEINHOF dans ce monologue de Dario FO et Franca RAME.
Mise en scène et décor :
Ce projet nous permet une nouvelle fois de rapprocher le public de l_espace scénique tout en respectant sa position formelle de troisième oeil. Nous avons choisi de transposer l_action dans un monde parallèle, absurde, où Kafka aurait pu vivre, peut-être en Asie, dans un grand pays. Il s_agit de projeter le spectateur en voyeur d_une exécution, qui au lieu d_être présenté en différé et en musique, est piraté par un groupe de révolutionnaire qui diffuse le dernier message de l_activiste exécutée. Le discours est en style direct, telle la rediffusion en boucle d_une information à la télévision. Et c_est debout, agglutiné autour d_une cellule en 3D, que le public pourra regarder la prisonnière à son insu.
Pour ce premier volet un peu particulier nous avons voulu souligner le pendant spectaculaire et voyeur qu_a engendré la médiatisation absolue de l_information dans notre société.
L_espace de jeu est donc central, le public se trouve tout autour de la cellule donnée en image, offerte en spectacle. Et c_est la dichotomie proposée entre le jeu et le texte qui nous permet de casser l_image ainsi créé. Le but est de surprendre, le but est de déranger après avoir suggéré l_intérêt au spectateur.
Nous avons ainsi entamé une collaboration avec Nikola MOUNOUD , artisan musicien, Quentin SIMON, pour la lumière, et Christel Grandchamp pour le costume, afin de rendre pleinement compte de cette ligne dramaturgique, tout en évitant autant que possible de tomber dans les pièges du monologue et du théâtre content_pour_rien. Le public ne doit pas se douter de ce qui l_attend, il faut l_intéresser, il faut le surprendre.
La mise en bouche et la mise en corps du texte par la comédienne Delphine RUDASIGWA tendent à rendre l_essence du personnage d_Ulrike Meinhof plutôt que son incarnation. Le but est de présenter un militant engagé dans sa vision du monde, et qui bien que conscient de l_impasse dans laquelle il se trouve (son incarcération et le non-aboutissement de sa pensée), tente d_éveiller la conscience de ses contemporains.
Pour ce qui est du contexte, nous avons choisi de planter le décor dans une cellule moderne. Il nous semble important de souligner le lien entre les expériences dirigées autour de ces emprisonnements et la manière dont l_univers carcéral contemporain en a été affecté. Le projet est jalonné de petites références autour de l_imagerie développée pour des prisons comme Guantanamo et les prisons politiques chinoises. En effet, les Jeux Olympiques en Chine sont actuellement le moteur d_une radicalisation du pouvoir sur tous ses opposants potentiels et avérés, et nous souhaitons rappeler à la capitale olympique qu_il ne faut pas oublier de défendre les J.Os comme un idéal de la démocratie et des droits de l_homme. L_édition de 1938 à Berlin, entre autres, ne devrait pas être oubliée. | |  |
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| 2eme piece: ELLE, de Romain Aury-Galibert |
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| Résumé: |
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Peu de temps après une rupture, un homme dresse le portrait d'une femme et de la relation qu'Il a eue avec Elle. Il vient juste de comprendre qu'Elle ne partagerait plus jamais sa vie.
La chronologie de cette histoire est subjective, car elle est vécue et racontée par lui.
Comprendre pourquoi Elle ressemble tant à une marionnette, lorsqu'elle narre ce qui est sensé être son portrait et celui d'un moment de sa vie:
un Dj contrôle ses mouvements, Il contrôle ses dires et la lumière.
Devant vos yeux, le délire d'un homme qui comprend qu'Il est désormais seul; entre réalité et fiction, souvenirs et mensonges; fantasmes et délires... son histoire à Lui, son histoire à Elle.
Mise en scène et décor :
La comédienne est marionnette, elle est animée sur scène par la musique du DJ et par les mouvements et chorégraphies de l'Homme. C_est ce dernier qui articule les mouvements de la comédienne/ femme/ marionnette en faisant vivre 6 lampes sur câbles et poulies. Le texte narré est une suite de souvenirs que le DJ projette sur la comédienne en faisant passer les musiques qui leur correspondent.
Ce texte, cette pièce, sont « une » boucle sans fin, et la comédienne très contrainte au début dans ses postures et son jeu marionnette, va peu à peu casser les fils qui la retiennent et se libérer de son marionnettiste. C_est la musique et les souvenirs qui permettent cette libération mais qui dresse aussi ces deux personnages l_un contre l_autre : la fin d_une histoire, c_est aussi un nouveau départ. | |  |
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| 1ere piece: NEIGE, d apres Maxence Fermine |
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Résumé:
"Rien que du blanc à songer." Arthur Rimbaud |
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Un jeune homme, Yuko, découvre la poésie, découvre la Neige.
Un endroit, peu importe lequel, figé dans la blancheur cotonneuse.
Un voyage initiatique pour découvrir les couleurs qu?il ne connaît pas, pour apprendre l_amour.
Une atmosphère douce, baignée de la lumière rassurante que laisse passer un arbre.
Trois rencontres,
l_une pour laquelle il éprouve haine et amour ;
l_autre, une funambule morte, figée dans les glaces éternelles,
et un maître qui va le guider dans sa quête.
Deux histoires; l_une vécue, l_autre contée.
Un drap blanc, à la fois filtre et reflet ;
Ombre chinoise et support vidéo.
Mise en scène et décor:
Deux histoires; l_une vécue, l_autre contée.
Un drap blanc, à la fois filtre et reflet ;
Ombre chinoise et support vidéo.
L_action se déroule dans un espace blanc: coton, plume, drap et neige synthétique.
L_éclairage est triple, il évolue du plus discret au plus lumineux, créant ainsi une sphère blanche, rassurante.
Parfois la lumière sous-entend la présence d_un arbre et dévoile donc une scène ombragée.
D_un bout à l?autre du plateau, un drap tendu laisse s?échapper un jeu d?ombres chinoises quand celui-ci ne porte pas d_images vidéo.
Le corps est l_élément central de la mise en scène, il s_exprime plus particulièrement par la danse ; c_est par cette dernière que le texte se fait entendre et c_est elle qui l_émet au spectateur. La danse est donc le lien qui unit la pièce au public et la musique devient, par ce biais, un support de communication qui se doit d_être parfaitement réglé : musique et scénographie sont indissociables.
Ainsi deux histoires d_amour seront contées au spectateur, qui pourra, grâce à la dichotomie de la mise en scène, les mettre en relation.
Il a été pensé et conçu pour être « léger », c_est-à-dire pour qu_aucun élément de celui-ci ne soit superflu au vu de l_ensemble. Un drap blanc coupe la scène dans la largeur au deux tiers et, permet la projection d_images et les jeux d_ombres chinoises. Un grand mobile et des guirlandes de coton achèvent de planter le décor de cette chinoiserie. | |  |
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